Vous l’avez peut-être appris par la presse ou par le bouche à oreille, j’ai décidé de m’afficher dans les rangs écologistes pour les élections du 13 juin 2010 : je suis candidat d’ouverture sur la liste 12 (ECOLO) de la Chambre, 8e suppléant en province de Liège.
Les raisons de cette candidature sont multiples et se retrouvent notamment dans le texte « 2010, Année zéro ? » publié le 14 mai 2010 dans La Libre Belgique. Il dresse un constat inquiétant du monde actuel, et ce monde qui court à sa perte, je n’en veux pas.
En effet, nos modes de fonctionnement ne sont plus adaptés au 21e siècle. Ils ne sont plus soutenables. Que ce soit du point de vue financier, économique, environnemental ou climatique, un changement rapide s’impose. Dans un monde globalisé non régulé, chaque pilier qui vacille entraîne de facto le reste des fondations. Par effet domino, cela engendre une crise systémique tant les divers piliers sont interconnectés.
Pour forcer le changement, il faut un état fédéral fort qui puisse réduire la vulnérabilité de notre société sur le long terme, qui puisse remettre en cause l’autorégulation de secteurs-clefs dictée par les multinationales, qui puisse mettre fin à la toute puissance du marché, qui puisse lutter efficacement contre le réchauffement climatique et mettre en place des stratégies d’adaptation, qui puisse réduire la fracture sociale tant en Belgique.
C’est une question de survie. Survie de la démocratie, et survie des droits acquis par nos parents et grands-parents (pensions, sécurité sociale, soins de santé pour tous, égalité homme-femme, éducation de qualité pour tous, etc.). L’exemple de la Grèce doit nous faire réfléchir. Un attentat ciblé, orchestré par la haute finance dite « virtuelle », peut remettre en cause tous les droits acquis d’un pays entier en très peu de temps. Le risque zéro n’existe pas, mais il est possible de tout mettre en œuvre pour éviter le pire.
Pour moi, concrètement, il est impératif de :
• Diminuer notre dépendance aux énergies fossiles tout en aidant prioritairement les ménages aux revenus les plus modestes pour que cette adaptation n’accentue pas la fracture sociale mais au contraire la réduise ;
• S’engager avec fermeté en faveur de l’annulation des dettes des pays les plus pauvres, tout en réclamant une réforme de certains organismes internationaux tels que le FMI, l’OMC et la Banque Mondiale.
• Soutenir le service public, en commençant par stopper net le processus de privatisation de la Poste et des transports publics ;
• Encadrer le marché, imposer au secteur bancaire la scission des activités de l’« épicerie » (notre épargne) et du « casino » qui aboutissent à des « 11 Septembre » boursiers avec les conséquences que l’on sait sur l’économie réelle ;
• Promouvoir l’éducation, la formation et la recherche, notre seule matière première qui peut créer des emplois nouveaux et toujours plus performants, questionner nos choix actuels et conseiller nos politiques vertueuses à long terme.
La Belgique va être la locomotive de l’UE pendant six mois dès juillet 2010, elle pourra donc orienter divers grands dossiers, dont la politique climatique et les relations Nord/Sud qui me tiennent à cœur. Nous avons une chance, il faut la saisir.
Selon moi, c’est le parti ECOLO qui répond le mieux à mes attentes et à ma vision d’une société toujours plus juste pour tous en Belgique et ailleurs dans le monde.
Si vous souhaitez soutenir ma candidature, n’hésitez pas à en parler autour de vous.
Merci !
Pierre
mardi 1 juin 2010
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